Notice importante : Ce projet est listé dans les cas projets de Naes en tant que projet référant en matière de plateforme sous Drupal. Il a été conçu et développé par Stefano Piredda (CEO de Naes Consulting) en partenariat avec Grégoire Pichenot (Java developer, CEO de Pirog Ingenierie) et en collaboration avec Olivier Roux (Senior Fisheries Information Expert).

Les Clients : The WorldBank / FAO / CTOI

La Banque Mondiale (The WorldBank)

Avec ses 189 pays membres, son personnel de plus de 170 nationalités et ses bureaux dans plus de 130 pays, la Banque Mondiale est un partenariat mondial unique: cinq institutions œuvrant pour des solutions durables qui réduisent la pauvreté et la prospérité partagée.

Elle travaille dans tous les grands domaines du développement et fournit une large gamme de produits financiers et d'assistance technique, et aide les pays à partager et à appliquer des connaissances innovantes et des solutions aux défis auxquels ils sont confrontés. La Banque Mondiale c'est ainsi 12 000 projets financés par an sur un budget de $45 billions.

Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ONUAA) - traduction de Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) - est une organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec. Son objectif suprême affiché est « Aider à construire un monde libéré de la faim ».

La FAO aide les pays à mettre en place un environnement propice pour améliorer et accroître les investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, l'agriculture et le développement rural, augmenter les revenus et sauvegarder (ou protéger) l'environnement.

Commission des Thons de l'Océan Indien (CTOI)

La Commission pour les Thons en Océan-Indien établie en 1993 est une organisation intergouvernementale composé de 37 pays membres : Afrique du Sud, Australie, Bangladesh, Chine, Comores, République de Corée, Erythrée, France, Guinée, Inde, Indonésie, République Islamique d'Iran, Japon, Kenya, Libéria, Madagascar, Malaisie, Maldives, Maurice, Mozambique, Sultanat d'Oman, Pakistan, Philipines, Royaume-Uni, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Soalie, Soudan, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Union Européenne, Yémen.

Elle remplit les fonctions et les responsabilités ​énoncées dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer à savoir : ​

  • suivre l’état et l’évolution des stocks de poissons pour en assurer la conservation et l'utilisation optimale des stocks de poissons ;​ et d'encourager le développement durable de cette pêche ;
  • recueillir, analyser et diffuser des informations scientifiques, des statistiques de capture et d’effort de pêche ​;
  • ​coordonner les activités de recherche et de développement ;
  • suivre les aspects économiques et sociaux des pêcheries;

Afin d'encourager les membres de la Commission à agir, des mesures dites "Mesures de Conservation et de Gestion (MCG)" sont promulguées comme des résolutions (contraignantes) ou des recommandations (non contraignantes et transitoires). Ces mesures ont d'ailleurs fait l'objet d'un projet dédié via le développement d'une application web sous Drupal.

Le projet : mettre en oeuvre ces Mesures de l'Etat du Port (PSM) via une transformation digitale majeure de tous les processus métiers entres des acteurs hétéroclytes

Le contexte

L'utilisation rationnelle et durable des ressources marines vivantes fait l’objet d’un débat international depuis de nombreuses décennies. Cela a abouti à la négociation de nombreux accords de pêche par des organismes internationaux reconnus tels que l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et les organisations régionales de gestion des pêches (ORGP).

Les efforts déployés dans le monde entier pour gérer les pêcheries qui s'étendent au-delà des frontières nationales et internationales en haute mer ne cessent d’être minés par la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). L'Accord FAO de 2009 relatif aux Mesures du Ressort de l'État du Port (PSM) visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, est l'aboutissement de plusieurs décennies de vaste coopération établie parmi la communauté internationale, les États et les ORGP pour combattre les activités de pêche INN. Ces mesures ont été reconnues comme l'un des moyens les plus efficaces pour renforcer le respect de la gestion des pêches, tant en termes de coût qu’en termes d'efficacité

C'est dans ce contexte que trois résolutions ont été adoptées par la CTOI et qui sont à la genèse de ce projet :

  • En 2005, la Résolution 05/03 qui permet de définir l’inspection au port comme un élément central au programme de contrôle et d’inspection, et qu’elle constitue un outil efficace pour lutter contre la pêche INN. Ces inspections pourront notamment permettre d'examiner les documents, inspecter les engins de pêche et les prises se trouvant à bord des navires de pêche; et ainsi d’interdire les débarquements et les transbordements s'il y a lieu. Elles permettent également un suivi statistiques de la composition en poids et espèces des captures débarquées.
  • En 2010 la Résolution 10/11 (tiré de l'Accord FAO de 2009) qui permet de refuser ou d'autoriser l'entrée au port de navires connus ou soupçonnés d'être impliqués dans des activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées ; de dénier l'utilisation des installations et services portuaires ; d'ordonner des inspections des navires ; et les États du port peuvent autoriser les navires INN à pénétrer dans leurs ports pour prendre des mesures coercitives.
  • En 2012, la Résolution 12/05 qui est destinée à la surveillance et au contrôle des transbordements en mer des marchandises des grands navires de pêche.

La solution préconisée

En 2011, il est décidé de s'orienter vers un système d’information et d'une application web modulaire accessible via un navigateur Internet et en mesure de répondre à cette digitalisation du "processus PSM" complété par des fonctionnalités de librairie documentaire et de génération de rapports analytiques extrèmement poussés.

Cette orientation vers un tout digital est un signal fort et ambitieux ; et surtout un vrai engagement qui va permettre à la CTOI d'atteindre efficacement ses objectifs, à savoir fournir un appui technique aux États pour faciliter et renforcer la mise en œuvre de cette résolution sur les mesures de l'État du port, garantissant ainsi la conservation à long terme et l'utilisation durable des ressources environnementales.

Qu'est-ce que le "processus PSM" ?

C'est évidemment un élément essentiel à comprendre pour mesurer l'étendu du projet, ses implications, sa criticité et le nombre d'acteurs concernés.

Tout navire prévoyant de faire escale dans un port de la zone de compétence de la CTOI doit en informer l'autorité compétente de l'État du port au moins 24 heures avant la date d'entrée dans le port et dans le délai fixé de préavis. Le navire doit ensuite attendre la notification par l'autorité compétente de l'État du port ou toute demande éventuelle d'informations complémentaires avant d'entrer dans le port. En voici le processus détaillé :

  • Au moins 24h avant d'entrer dans le port: le capitaine ou l'agent du navire (ou le propriétaire / l'exploitant) soumet un AREP (Advance Request for Entry into Port) à l'autorité compétente de l'État du port (Autorité Portuaire).
  • L'Autorité Portuaire examine l'AREP et:
    • L'Autorité Portuaire peut envoyer une demande d'informations supplémentaires (RAI-AREP) au capitaine ou à l'agent du navire pour lui demander plus de détails.
      • Le représentant du navire reçoit le RAI-AREP et doit répondre à l'Autorité Portuaire en envoyant les informations demandées;
      • L'Autorité Portuaire examine les réponses et si elles ne sont pas satisfaisantes, elle peut envoyer un autre RAI-AREP;
      • une fois que le​ processus RAI-AREP / réponses est terminé à la satisfaction de l'Autorité Portuaire:
    • L'Autorité Portuaire envoie une "Notification au navire de pêche" (NFV) au capitaine ou à l’agent du navire qui peut être:
      • Entrée au port autorisée: le navire peut entrer au port.
      • Entrée au port autorisée, mais utilisation des installations portuaires interdite jusqu'à la fin de l'inspection au port et de l'autorisation par l'autorité compétente;
      • Entrée au port refusée: le navire ne peut pas entrer au port.
  • Une fois que le navire est au port, deux processus peuvent avoir lieu:
    • L'Autorité Portuaire décide de mener une inspection au port complète du navire, y compris une inspection / surveillance du déchargement des captures:
      • Le navire est inspecté,
      • l'Autorité Portuaire produit un rapport d'inspection du port (PIR), dont une copie est envoyée au capitaine et / ou à l'agent du navire et à l'État du pavillon.
      • l'Autorité Portuaire peut demander des informations supplémentaires à la suite de l'inspection en envoyant une demande d'informations complémentaires (RAI-PIR):
        • le capitaine et / ou l'agent du navire reçoivent le RAI-PIR et doivent répondre à l'Autorité Portuaire en transmettant les informations demandées;
        • l'Autorité Portuaire examine les réponses et, si elles ne sont pas satisfaisantes, peut envoyer un autre RAI-PIR;
        • cet échange peut être répété jusqu'à ce que le processus RAI-PIR / réponses soit terminé à la satisfaction de l'Autorité Portuaire.
      • En règle générale, une inspection au port est accompagnée d'une surveillance du déchargement des captures.
    • L'Autorité Portuaire décide de ne pas effectuer une inspection au port complète du navire mais décide d'inspecter / de surveiller le déchargement (opérations de transbordement et / ou de débarquement):
      • le déchargement est inspecté / surveillé,
      • L'Autorité Portuaire produit un formulaire de déchargement (OLT), dont une copie est envoyée au capitaine et / ou à l'agent du navire et à l'État du pavillon.
      • Si un transbordement a eu lieu dans le port, le capitaine et / ou l’agent du navire transmettent la déclaration de transbordement à l'Autorité Portuaire, qui produit un formulaire de transbordement (TRX TD), dont une copie est envoyée au capitaine et / ou à l'agent du navire et à l'État du pavillon.
  • Le navire ne doit suivre aucune procédure e-PSM de la CTOI pour quitter le port, mais uniquement les procédures standard définies par l'Autorité Portuaire.

Les défis à relever

  • Défi en terme de compréhension du métier et de ses enjeux tant du point de vue hautement politique, que des aspects environnementaux, sociaux et économiques de la Région de l'Océan Indien (IOR).
  • Défi de formation et d'adoption : bien que tout soit fait pour simplifier leur utilisation, les outils seront utilisés par des acteurs très variés, certains plus ouverts ou plus qualifiés ou mieux équipes que d'autres. Des plans de formation sont planifiés au niveau international, régional et local du niveau le plus élevé (un Etat) à celui le plus bas (un pêcheur local).
  • Défi géographique : on parle ici d'une transformation digitale majeure dans le domaine de la pêche et dont le champ d'action n'est rien de moins que la totalité de l'Océan Indien, soit une surface de 75 000 000 km2 (3ème plus grand océan sur Terre) ;
  • Défi technique et informatique : la mise en oeuvre d'un système d'information capable de répondre aux millions de données à traiter, aux milliers de transactions en ligne, aux données à stocker et archiver dans le temps, à sécuriser, à rendre accessible via des navigateurs variés et parfois inconnus ou vieillissants, dans des conditions extrêmement variables en terme de qualité, type et consistance de la connexion (débit faible, déconnexion fréquente, etc.), avec de nécessaires mix technologiques open-source ou pas.
  • Défi linguistique : La mise en oeuvre de ce projet est complexe puisqu'elle va nécessiter de faire coopérer et dialoguer des pays et des personnels au sol ou naviguant aux langues multiples, avec toute la nuance orthographique, de compréhension ou de maitrise de la langue anglaise ou française (langues internationales officielles à utiliser).​
  • Défi de reprise et d'exploitation de bases de données référentielles : de nombreuses données existantes devront en effet être reprises et être exploitées pour propuler le système dès son lancement. Ces référentiels sont notamment la liste :
    • des navires domestiques, navires étrangers, des navires interdits (RFMO IUU list), et des navires autorisés (Record of Authorised Vessels (RAV)) ;
    • de tous les types de navires avec l'ensemble de leurs caractéristiques et historiques ;
    • de toutes les zones géographiques de captures ou de pêche de l'Océan Indien, de toutes les espèces de poisson existantes ou autorisées, de tous les modes de transformation du poisson possibles ;
    • de tous les contacts des états du port (Port State), des états pavillon (Flag State), des inspecteurs habilités ;
    • de tous les ports désignés (Designated Ports) et de tous les Trade and Transport Locations (UN/LOCODE) ;
    • de tous les types d'infraction, de demandes d'accès à un port (débarquement, ravitaillement, entretien...).

Qui en seront les utilisateurs ?

Ce système d'information devra être en mesure de dialoguer, notifier et proposer un accès sécurisé et personnalisé aux catégories d'utilisateurs suivants :

  • les représentants des 37 états membres et concernés
  • les personnels navigants de tous les bateaux de pêches artisanaux ou industriels
  • les représentants des navires : capitaine, propriétaire, propriétaire bénéficiaire, opérateur, agent
  • les officiers des Etats Pavillons
  • les officiers des Etats du Port ;
  • les officiers, scientifiques et hauts responsables de la CTOI et de la FAO

La solution : un système d'information basé sur un socle de données commun et de trois applications web sous Java & Drupal avec une interface graphique unifiée​

Le calendrier

Il est important de rappeler que ce projet se déroule sur une période de 4 ans (2013 - 2017) organisée en 4 phases indépendantes réalisées en France et aux Seychelles et complété de 2 ateliers régionaux avec l'ensemble des hauts représentants des 37 pays membres (ministres, officiers de la marine, autorité portuaire, etc.). On a ainsi :

  1. Phase d'étude de faisabilité
  2. Phase de conception
  3. Atelier de consultation régional en Afrique du Sud à Johannesbourg
  4. Phase de design et développement des modules 1, 2 et 3
  5. Atelier de formation régionale au Mozambique à Maputo
  6. Phase de recette et de garantie​

Le système et ses applications

Suite à l'étude de faisabilité et la période conception et spécifications, et sur la base de l'attente exprimée en amont du projet, il a été décidé de concevoir un système d'information intitulé "e-PSM application" organisé en 3 modules (1 application en Java, 1 application en PHP/Drupal et 1 solution basée sur Saiku Analytics & Pentaho) complété d'une application de système d'alerte intelligent (VAIR), le tout unifié sur un socle de données commun, et avec une harmonisation de l'interface graphique capable de faire le lien pour le confort des utilisateurs.

e-PSM Forms and Processes (formulaires et processus) : une application web sous Java / Spring / Maven / SQL

Ce premier module dédié aux "Formulaires et processus e-PSM" sera la plate-forme de travail et de communication pour le secteur de la pêche, les membres des États du port et les membres de l'État du pavillon pour s'acquitter de leurs responsabilités au regard de la Résolution 10/11. Ce module, qui constitue la première étape du processus PSM, permet au secteur de la pêche de soumettre électroniquement aux membres de l’État du port une demande préalable d’entrée au port (AREP) afin de décider s’il faut autoriser ou refuser l’entrée du navire dans son port et le communiquer. décision au navire ou à son représentant.

Le principe de ce module est de suivre le processus de suivi d'un navire de son arrivée à un port jusqu'à son départ, et de retenir ces informations dans le temps à des fins d'analyse, de statistiques et de prévention conformément aux Mesures adoptées. Il suit donc l'ensemble des processus PSM définis en proposant notamment la saisie en ligne des formulaires suivants ;

  • Advanced Request for Entry in Port (AREP) : formulaire de "Demande d'Entrée au Port" soumis par le navire de pêche qui donnera lieu à autorisation ou refus d'entrée au port par l'autorité portuaire ;
  • Notification d'autorisation d'entrée au port ou de refus d'entrée au port ;
  • Notification de l'état Pavillon pour demander des informations complémentaires
  • Request for additional information following an advance request to enter port (RAI) : formulaire de "Demande d'Information Complémentaire" soumis par le navire de pêche en réponse à la demande de l'état Pavillon
  • Port Inspection Report (PIR) : formulaire de "Rapport d'Inspection Portuaire"
  • Request for additional information following a port inspection (RAI-PIR)
  • Offloading form (OLT)
  • Transhipment declaration (TRX/TD)

Le module comporte également un système de notifications par courriels et de tableaux de bord de données en temps réel, adaptés à chaque type d'utilisateur. En effet, une Autorité Portuaire n'aura absolument pas les mêmes besoins en terme de retour d'information qu'un Etat Pavillon.

Les Autorités Portuaires disposent par exemple d'un tableau de bord (destiné à être diffusé sur des écrans dédiés) avec la possibilité de réaliser des recherches multiples sur les navires souhaitant accoster à leur port, avec des données mises à jour en temps réel et complété par un système d'alerte intelligent (VAIR). Elles disposent également d'un accès à une fiche d'identité et de suivi complet du navire sélectionné qui va rassembler de multiples informations : photos, nom du capitaine, historique divers, stocks à bord, etc. Cette fiche est constituée de données internes au système d'information mais aussi externe via des interconnexions vers des bases de données internationales mises à jour en temps réel.

e-PSM VAIR (Vessel Activity & Intelligence Report) : une application web sous Java / Spring / Maven / SQL

Le VAIR est un rapport intelligent dédié à un navire et basé sur différentes sources d’informations pour aider l’État du port à évaluer les risques pour les navires et pour attribuer un profil de risque élevé, moyen / faible à un navire (par exemple en ce qui concerne la liste INN Résolutions de la CTOI).

Le but du VAIR est de comparer les déclarations par rapport aux informations contenues dans une ou plusieurs bases de données, de signaler toute liste INN, d’analyser l’historique des activités (par exemple, AREP, port appelé, indicateur et propriétaire) et de répertorier toute information pertinente émanant de tiers.

Le rapport d'intelligence des navires (VAIR) est donc un outil d'aide à la décision dont l'impact est tel qu'il va permettre de décider d'accorder l'entrée à un navire. ou le refuser ou décider de procéder à une inspection au port en se concentrant sur les problèmes détectés et renvoyés sous forme de 3 modes d'affichage : sur le tableau de bord des Autorités Portuaires, dans un résumé de rapport affiché sur la fiche du navire concerné, et sur la base d'un rapport écrit au format PDF partageable ou imprimable.

Les critères suivants sont évalués pour produire le VAIR, triés en trois «niveaux» en fonction de leur importance / gravité:

  1. Critère de niveau 1 - Problèmes sérieux potentiels : Navire répertorié comme INN, Autorisation par l'État du pavillon de pêcher, Navire inscrit au Registre des navires autorisés de la CTOI, Non-concordance des identificateurs de navire, Précédent refus d'entrée au port, Grave déclaration erronée dans une déclaration de capture précédente, VMS à bord ;
  2. Critère de niveau 2 - Problèmes potentiels moins graves: Liste précédente INN, Propriétaire dans la liste INN, Premier AREP pour ce port, rapport d'infractions présumées, Pas de réponse à RAI ;
  3. Critère de niveau 3 - Informations générales sur l’activité et la vie du navire : Les détails sur le navire, Navire actif, Histoirique du drapeau, Historique du propriétaire, Permis de pêche dans les eaux côtières, Historique de transbordement en mer.

e-PSM Library (librairie documentaire) : une application web sous PHP / Drupal / SQL

Ce second module de "Librairie e-PSM" sera la plate-forme de partage d’informations pour les membres de la CTOI et qui propose les principales fonctionnalités suivantes :

  • accès aux guides utilisateurs (guide de l'industrie, guide des membres de l'État du port et des membres de l'État du pavillon) ;
  • recherche et accès à l'ensemble des formulaires PSM générés ​: demandes d'entrée au port (AREP, Advance Request to Entry in Port) et rapports d'inspection (PIR, Port Inspection Report) ;
  • recherche et accès à des milliers de tous documents, rapports techniques, rapports de réunion, vidéos sur divers sujets liés à la pêche et des ressources d'actualité utiles du secteur ;
  • annuaire à jour de tous les Ports Désignés (DP, Designated Ports) d'Océan Indien, de leurs contacts avec l'autorité compétente désignée de chaque État du Port et la période de notification préalable établie par chaque membre ;
  • annuaire de tous Etats pavillon et leurs contacts ;

Cette application dispose d'un back-office permettant à la CTOI/FAO d'agir sur l'intégralité des contenus en terme de création, édition, recherche, suppression, archivage et traductions jusqu'à la mise en page de ces contenus.

A noter : Les AREP et PIR proviennent du module 1 développé sous technologie Java/Spring et sont composées de données, référentiels et d'un fichier PDF qu'il va être nécessaire de transmettre et synchroniser vers un module 2 développé sous technologie PHP/Drupal. Ce type de passerelle constitue un défi intéressant à relever puisque la structure technique notamment SQL diffère totalement d'un univers à l'autre.

e-PSM Report (rapports statistiques et analytiques) : une solution basée sur Saiku Analytics et Pentaho

Ce troisième module pour la création de "Rapports e-PSM" est l'outil de génération de rapports analytiques sur les activités de navires étrangers dans son port ou sur les activités de ses navires battant pavillon battant pavillon étranger. La solution repose sur l'interconnexion avec le système d'information de ​la plateforme décisionnelle Open Source Pentaho Business Analytics et la solution Saiku Analytics (déjà retenue par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et totalement pertinent lorsqu'on parle de Big Data).

Ce module statistique et analytique va donc permettre d'explorer des sources de données du système d'information directement depuis son navigateur web en utilisant une interface glisser-déposer pour les examinez-les sous différents angles.

Elle va également permettre de générer, partager et imprimer des rapports structurés relatifs aux activités des navires étrangers dans son port ou aux activités de ses navires battant pavillon dans des ports étrangers. Ces rapports sont en effet requis par la résolution 05/03 (Détails du débarquement des navires étrangers dans les ports), ainsi que par la résolution 14/06 (Détails des transbordements des navires battant pavillon dans des ports étrangers).

Cette application permet principalement :

  • de générer des statistiques et des analytiques sur les activités au port.
  • de générer des rapports périodiques/mensuels/trimestriels/annuels de l'activité pour les Etats du Port / les Etats Pavillon :
    • nombre d'entrée au port émise,
    • nombre de bateaux autorisés et refusés à entrer,
    • nombre de refus d'utilisation des services portuaires,
    • nombre d'inspection,
    • quantités précises des espères transbordés en mer ou au port,
    • emplacements géographiques de toutes les prises,
    • etc.

Les documentations et formations délivrées

A l'issu de ce projet, plusieurs documentations ont été conçues :

  1. ePSM Application - Technical Reference ​
  2. ePSM Application - Advanced Operating Manual for the IOTC/FAO IT Departement
  3. ePSM Application - User Manual for the IOTC Authority
  4. ePSM Application - User Manual for the Port State User Manual
  5. ePSM Application - User Manual for the Vessel User Manual
  6. ePSM Application - User Manual for the Flag State Competent Authority
  7. ePSM Application - User Manual for the non Flag State, non Port State users

Deux ateliers de consultation puis de formation ont été menées :

  1. Regional Consultation Workshop à Johannesburg (Afrique du Sud)
  2. Regional Training à Maputo (Mozambique)

​Pour ces formations, chaque journée a été subidivisée en courtes sessions de présentation sur cas réels, rythmées par des espaces de questions/réponses et complétées par la réalisation d'exercices de manipulation sous forme de jeux de rôles via la création de groupe avec la désignation d'un chef de groupe. Chacun va ainsi agir "en tant que tel ou tel type d'utilisateur". L'avantage de cette méthode de travail c'est qu'elle permet une grande implication de chacun et une meilleure compréhension des processus très nombreux d'une application aussi complexe que celle d'ePSM.

L'agence NAES

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